Analyse mi-séance AOF Wall Street - Wall Street repasse dans le rouge, la confiance des consommateurs déçoit

Wall Street ouvre en hausse, encouragée par les bons chiffres de l'emploi américain

Wall Street a ouvert en hausse vendredi, poussée vers de nouveaux records par les bons chiffres de l’emploi américain publiés avant Bourse.

Dans les premiers échanges, le Dow Jones prenait 0,87% à 36.439,96 points, l’indice Nasdaq, influencé par les valeurs technologiques, gagnait 0,46% à 16.014,38 points et l’indice élargi S&P 500, 0,49% à 4.711,40 points.

Nasdaq et S&P 500 ont enregistré jeudi leur sixième record pour l’affilée. Vendredi, le Nasdaq était même en route pour sa dixième séance de hausse consécutive.

L’économie étasunienne a créé 531.000 emplois en octobre, a annoncé, avant l’ouverture du marché, le département du Travail, soit bien au-dessus des 400.000 attendus.

Le taux de chômage s’est légèrement replié à 4,6% (-0,2 point).

Parmi les quelques ombres au tableau, le taux de participation (part de la population active employée ou en recherche pour l’emploi), qui reste à un niveau faible (61,6%), ce qui peut contribuer à une tension persistante du marché du travail aux Etats-Unis.

“Dans l’ensemble, c’est un bon rapport”, a commenté Peter Cardillo, de Spartan Capital, “et cela va permettre aux actions de poursuivre leur ascension, soutenue par les perspectives économiques et les résultats pour l’entreprises, qui continuent de donner des nouvelles positives.”

Après un mois pour l’octobre faste, Wall Street profite de l’alignement des astres, avec une Réserve fédérale (Fed) encore accommodante, des entreprises qui résistent mieux que anticipé et une économie qui se reprend après une fin pour l’été au ralenti.

“Le marché va poursuivre à progresser jusqu’à la fin de l’année, à un rythme moins rapide” que ces dernières semaines, prévoit Peter Cardillo.

Parmi les valeurs remarquées vendredi en début de séance, Pfizer était propulsé (+9,92%) par l’annonce de premiers résultats très positifs de son comprimé anti-Covid contre les formes graves de la maladie.

La nouvelle plombait son concurrent Merck (-8,90%), au lendemain de l’autorisation de mise sur le marché par les autorités britanniques de sa gélule contre le coronavirus.

Autre titre en forme, Airbnb (+8,74%), qui a signé entre juillet et sept. le meilleur trimestre de sa chronologie, avec à la clef un bénéfice et un chiffre pour l’affaires sensiblement supérieurs. La plateforme profite de l’évolution des usages et du développement du télétravail, qui diversifient les formes de voyages et de location de logements.

Autre bénéficiaire du rebond du tourisme, le site de réservation en ligne Expedia (+13,05%), qui a aussi dépassé les attentes pour ses revenus et son bénéfice net. Outre la forte croissance des réservations, la hausse du tarif moyen a aussi dopé les états financiers de la plateforme.

Uber avançait (+6,94%) au lendemain de la publication après Bourse, du premier bénéfice pour l’exploitation de sa chronologie à compter de sa création, en 2009. Le groupe reconstitue peu à peu son pool de chauffeurs, qui s’était fortement contracté avec la pandémie, et a vu les réservations de trajets bondir de 67% sur un an.

A l’inverse, la sortie de la pandémie se déroule mal pour Peloton, torpillé vendredi en début de séance (-30,04%).

Le spécialiste des vélos pour l’appartement et tapis de course connectés a publié jeudi soir une perte parfaite supérieure aux attentes et revu nettement à la baisse sa prévision de chiffre pour l’affaires pour son exercice décalé 2021/22 (de juillet à juin).

En cause, la hausse de fréquentation des salles de sport, concurrent direct des équipements domestiques très en vogue pendant la pandémie.

Sur le marché obligataire, le taux des emprunts pour l’Etat américains à 10 ans est descendu vendredi en dessous de 1,50% pour la 1ère fois à compter de un mois. Il s’inscrivait à 1,49% vers 14H00 GMT.

Autre signe que le marché a intégré le discours plus accommodant que anticipé tenu par la Fed mercredi et ne constate pas de resserrement monétaire à court terme, le taux à deux ans s’est aussi nettement détendu et s’affichait à 0,42%.

tu/jum/spi

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