La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

La Bourse de Paris attendue sous les 6.000 points

La Bourse de Paris devrait connaître une nouvelle séance de fort repli lundi, face au conflit en Ukraine qui fait craindre de lourdes conséquences sur l’économie et provoque déjà une flambée des prix du pétrole.

Le contrat à terme de l’indice vedette CAC 40 reculait de 2,10%, sous les 6.000 points pour la 1ère fois à compter de mars 2021, une quarantaine de minutes avant l’ouverture de la séance. La semaine dernière, il s’est enfoncé de 10,23%, sa plus mauvaise performance hebdomadaire à compter de mars 2020, perdant près de 5% vendredi.

L’armée russe poursuivait lundi son offensive tous azimuts en Ukraine, bombardant la seconde ville du pays Kharkiv et tentant pour l’encercler la capitale Kiev où les sirènes pour l’alerte aérienne ont retenti à l’aube.

Mais les combats ne faiblissent pas, de nouvelles sanctions pourraient être annoncées.

Les Etats-Unis et l’Union européenne « discutent très activement » de la possibilité pour l’interdire les importations de pétrole russe en réponse à l’invasion de l’Ukraine, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie nord-américaine Antony Blinken.

Cette hypothèse a provoqué une nouvelle flambée des cours du pétrole, renforçant les craintes inflationnistes. Le prix du baril de Brent de la cote du Nord a frôlé les 140 dollars dimanche soir, près de son record absolu de 147,50 dollars datant de juillet 2008.

Ces « inquiétudes concernant le ralentissement de la croissance dans le univers, ainsi que l’inflation galopante des prix des produits de base » font paniquer les Bourses mondiales, selon Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Les places boursières asiatiques chutaient autour de 3% lundi, mais les valeurs refuge étaient recherchées, comme l’or qui a dépassé lundi les 2.000 dollars l’once.

Le Fonds monétaire international a de son arôme prévenu qu’une escalade du conflit en Ukraine aurait des conséquences économiques « dévastatrices » au niveau mondial.

Les sanctions demandées à la Russie « auront aussi un impact substantiel sur l’économie mondiale et les marchés financiers, avec des sensations collatéraux pour pour l’autres pays », a aussi averti le FMI.

Dans ce contexte les investisseurs scruteront jeudi l’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis en février et prêteront une grande attention aux conclusions de la réunion de travail de politique monétaire de la Banque centrale européennes (BCE) le même jour.

Risque de ralentissement économique et forte inflation s’avèrent être un « petit cocktail toxique » et « un fabuleux tracas » pour les « banques centrales », assure Michael Hewson.

Valeurs à suivre

LVMH: le n° un mondial du luxe va fermer de façon « temporaire » ses 124 boutiques en Russie « compte tenu des circonstances actuelles dans la région ».

Danone: le groupe français pour l’agroalimentaire a mentionné dimanche qu’il poursuivait ses activités en Russie, où il réalise 5% de ses revenus et emploie 8.000 salariés, mais a précisé qu’il suspendait pour le moment tout investissement dans ce pays.

Pierre et Vacances: les négociations exclusives entre Pierre et Vacances et des investisseurs et créanciers en vue de sa recapitalisation urgente et pour l’une importante conversion de dette sont prolongées jusqu’au 9 mars, après des « avancées significatives », « en vue de parvenir à un accord terminal ».

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