La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

La Bourse de Paris finit en baisse, apeurée par la Fed (-1,99%)

La motivation de la Réserve fédérale étasunienne à remonter ses taux pour combattre l’inflation a fait fortement baisser la Bourse de Paris vendredi, de 1,99%, les résultats pour l’entreprises n’étant cette fois pas parvenus à soutenir les cours.

L’indice CAC 40 a reculé de 133,68 points à 6.581,42 points. Il a ainsi perdu tous ses gains de la semaine (-0,12%).

La cote parisienne a ouvert en parfaite baisse, et a continué de descendre après l’ouverture des marchés américains.

La tendance est à lier avec « le discours de Jerome Powell », le président de la Fed, jeudi, « sur la volonté (de l’institution, ndlr) de poursuivre » les hausses de taux directeurs « en mai, juin et juillet » explique Elisabeth Mourgues-Fontaine, gérante de portefeuille chez Indosuez Gestion.

Si une hausse de 50 points de base des taux, deux fois plus qu’un relèvement traditionnel, était déjà plutôt demandée par le marché pour mai, c’était moins le cas pour les réunions suivantes, selon la gérante.

« C’est une remontée franche et rapide, encore plus conséquente que celle de 1994 » si les projections actuelles se réalisent.

Dans ces conditions de marché, tech et luxe, aux fortes valorisations, ont été les plus en retrait.

La politique de la Fed a relégué au deuxième plan les bons chiffres de l’activité économique en zone euro. Celle dans le domaine privé en avril a accéléré, revenant à son précédemment à compter de sept mois, malgré les inquiétudes liées à la guerre en Ukraine et à l’inflation, selon l’indice PMI composite de S&P Global.

En France, l’activité a rencontré sa plus forte croissance à compter de plus de 4 ans, portée par le dynamisme du domaine des services.

Pour finir, la perspective du deuxième tour de l’élection présidentielle française n’a pas semblé jouer contre l’indice parisien, ni dans les valeurs, ni sur le marché de la dette.

Le coût de l’emprunt français à dix ans a légèrement augmenté, pour s’établir vers 1,42%, une variation semblable à celui de l’Allemagne.

Gucci plombe Kering

L’action Kering a chuté de 4,32% à 529,20 euros, la pire performance du CAC, après la publication du chiffre pour l’affaires du groupe haut de gamme qui révèle des ventes inférieures aux attentes pour Gucci, tout particulièrement en Asie. À partir de le début de l’année, le titre a perdu 25% de sa valeur.

Les autres valeurs du luxe ont souffert aussi, comme LVMH (-2,11% à 639,60 euros) et Hermès (-1,75% à 1.232,50 euros).

EssilorLuxottica a reculé de 2,62% à 167,20 euros après ses résultats.

Ipsos, Bureau Veritas et Casino saluées

L’société pour l’enquête pour l’opinion Ipsos (+4,51% à 47,55 euros), le groupe français pour l’inspection et de certification Bureau Veritas (+4,57% à 26,98 euros), et l’enseigne de distribution Casino (+2,24% à 16,46 euros) ont été recherchés par les investisseurs après leur publication.

Dans l’ensemble, « le discours sur le premier trimestre est rassurant », dans la 1ère salve de résultats, quand bien même la tendance doit être confirmée avec « les volumineux groupes industriels », potentiellement plus affectés par la guerre en Ukraine, pense Mme Mourgues-Fontaine.

Renault recule

Le constructeur automobile Renault (-1,34% à 23,21 euros) a publié un chiffre pour l’affaires en baisse de 2,7% sur un an au premier trimestre à 9,7 milliards pour l’euros, freiné tout particulièrement par la pénurie de semi-conducteurs et dans une moindre mesure par la guerre en Ukraine.

Ubisoft fait le yoyo

Après avoir touché en tout début de séance un plus bas en un an, sous les 34 euros, Ubisoft a brutalement rebondi en début pour l’après midi, et accompli en hausse de 11,20% à 38,43 euros. L’société recule quand même de 10,77% sur l’année.

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