L'Europe finit dans le vert en attendant la Fed

L'Europe finit dans le vert en attendant la Fed

L’EUROPE FINIT DANS LE VERT EN ATTENDANT LA FED

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont accompli en parfaite hausse mercredi et Wall Street amplifiait sa progression à la mi-séance, les résultats et les prévisions solides de plusieurs grandes entreprises prenant le pas sur les tensions géopolitiques en Europe de l’Est et les attentes en terme de taux de la Réserve fédérale étasunienne (Fed).

À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 2,11% à 6.981,96 points après être repassé brièvement au-dessus des 7.000 points Le Footsie britannique a pris 1,33% et le Dax allemand 2,22%.

L’indice EuroStoxx 50 2,12%, le FTSEurofirst 300 1,75% et le Stoxx 600 de 1,68%.

Tandis que les marchés pour l’actions avaient été chahutés lors des séances précédentes par la crainte pour l’une escalade style militaire en Europe de l’Est après l’envoi par l’Otan de renforts dans la région pour éviter une invasion de l’Ukraine par la Russie, la tension paraît retombée mercredi, des représentants russes, ukrainiens, allemands et français étant réunis à Paris, une 1ère à partir de plus de six mois.

La hausse n’est par ailleurs plus freinée par l’attente des décisions de la Fed, qui doit annoncer à 19h00 GMT les conclusions de sa réunion de travail de politique monétaire, qui avaient aussi pesé sur la tendance ces derniers jours.

La Banque du Canada a pour sa part ouvert implicitement la voie à sa 1ère hausse de taux à partir de 2018.

« Nous assistons à un rebond car (les actions européennes) ont évolué très rapidement dans une direction, il n’est par conséquent pas surprenant de découvrir une certaine stabilité à ces niveaux. En outre, les valorisations en Europe ont fortement chuté, ce qui offre un soutien », a déclaré Nick Nelson, responsable de la stratégie actions européennes chez UBS.

VALEURS EN EUROPE

Le compartiment technologique sur le Stoxx 600 (+2,1%) a bénéficié des solides résultats et prévisions de Microsoft publiés la veille. L’allemand SAP a avancé de 1,08% et le français CapGemini de 2,4%.

Le domaine du transport et des loisirs (+3,4%) a aussi été recherché. A Paris, Aspect France-KLM a gagné 3,9% et Airbus 5,4%. A Londres, IAG a pris 7,3% et à Francfort, Lufthansa a avancé de 5,8%.

Les compartiments de l’automobile (+2,2%), des ressources de base (+2,7%) ou aussi des banques (+2,6%) se sont aussi distingués, signe pour l’un regain pour l’appétit pour le risque. Renault (+5,9%) a fini en tête du CAC 40, tandis qu’ArcelorMittal et Société générale gagnaient respectivement 1,9% et 3,25%.

A contre-courant de la tendance, le gestionnaire français de maisons de retraite Orpea a accusé un 3ème repli consécutif, abandonnant 20,8%. Le gouvernement a prévenu mercredi que le groupe encourait des sanctions si les faits de maltraitance reprochés au groupe dans un livre-enquête étaient avérés.

Ailleurs en Europe, le groupe de mode italien Tod’s a bondi de 15,5% à la faveur de la 1ère hausse de son chiffre pour l’affaires trimestriel à partir de cinq ans.

La société de biotechnologie allemande BioNTech a pris 6,5%, soutenue par l’annonce pour l’essais cliniques avec son prétendante Pfizer pour l’une nouvelle version de leur vaccin contre le COVID-19 ciblant spécifiquement le variant Omicron du coronavirus.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones progresse de 0,9%, le Standard & Poor’s 500 de 1,4% et le Nasdaq de 2,1%, les indices étant portés par les perspectives de Microsoft et pour l’autres entreprises, en attendant les décisions de la Fed.

Microsoft, qui a affirmé mardi anticiper un chiffre pour l’affaires meilleur que anticipé pour le trimestre en cours, grâce tout particulièrement à sa division « cloud », gagne 4,6%.

Les prévisions du fabricant de semi-conducteurs Texas Instruments (+5%) sont aussi saluées, permettant à Advanced Micro Devices et Nvidia pour l’avancer respectivement de 2,3% et 4,1%, tandis que le compartiment technologique sur le S&P progresse de 2,8%.

En baisse, Boeing recule de 3,1% en raison pour l’une charge exceptionnelle de 4,5 milliards de dollars reliée aux retards de livraison de son modèle 787.

CHANGES

Sur le marché des changes, l’indice dollar mesurant les fluctuations du billet face à un panier de devises de référence continue de s’apprécier, gagnant 0,2% à l’approche des petites annonces de la Fed.

L’euro, en repli de 0,18%, se traite à 1,128 dollar.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à dix ans est pratiquement stable, à 1,7886%, tout comme le deux ans, plus sensible à l’évolution des taux, à 1,0372%.

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone, a fini en hausse de 1,1 point à -0,070%, mais son équivalent français avançait de 1,3 point à 0,343%.

PÉTROLE

Le marché pétrolier profite forcément des tensions géopolitiques autour de l’Ukraine. Le baril de Brent gagne 2,45% à 90,36 dollars et celui du brut léger américain (WTI) 2,58% à 87,81 dollars.

A SUIVRE JEUDI:

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Reportage Claude Chendjou, édité par Marc Angrand)

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