Une semaine de Bourse  Semaine morose

Paris: profite du vent haussier qui souffle sur les marchés

(CercleFinance.com) – La bourse de Paris achève la journée avec un gain de 1,3%, à 6.430 points, profitant tout particulièrement du net rebond pour l’Engie (+5,3%) qui a présenté ce matin des résultats trimestriels prometteurs.

Ce vent haussier souffle aussi à Francfort (+1,6%), sur l’E-Stoxx50 (+1,5%) ainsi qu’à Londres qui s’arroge 0,7%. Wall Street est aussi dans le vert, avec +1,4% sur le S&P 500 et 1,8% sur le Nasdaq.

Ce matin, les investisseurs avaient pu prendre connaissance de chiffres témoignant pour l’un très léger recul du chômage, au sens du BIT, dans l’Hexagone.

En effet, celui-ci a reculé de 0,1 point, à 7,3 % de la population active en France (hors Mayotte) sur les trois premiers mois de 2022, après avoir diminué de 0,6 point le trimestre précédent, selon les données de l’Insee.

Inférieur de 0,8 point à son niveau un an auparavant, et de 0,9 point à celui pour l’avant la crise sanitaire, il a retrouvé son plus bas niveau à compter de début 2008, si l’on excepte la baisse ponctuelle en trompe-l’oeil du printemps 2020, durant le premier confinement.

Le nombre de chômeurs au sens du BIT a diminué de 18.000 par rapport au trimestre précédent, à 2,2 centaines de milliers de personnes, mais 1,8 million de personnes inactives au sens du BIT souhaitaient un emploi sans être considérées au chômage (halo autour du chômage).

Par ailleurs, avec la remontée des taux pour l’avantage et des rendement obligataires, les investisseurs ont commencé à ajuster leurs portefeuilles de façon plus tactique afin de mieux coller à la nouvelle donne économique.

‘L’attention des marchés s’est franchement éloignée des préoccupations concernant l’inflation pour se porter sur les inquiétudes ayant trait à la croissance’, expliquent les stratèges de Barclays.

‘Les signes de panique ne sont pas encore visibles, avec une correction qui est restée mesurée jusqu’maintenant et une volatilité qui reste dans sa fourchette historique des derniers mois’, accentue l’établissement londonien.

Après des statistiques décevantes en provenance de Chine, les investisseurs ont pris connaissance de la publication, en début pour l’après-midi, des derniers chiffres de la consommation aux Etats-Unis.

Après une hausse de 0,9% en mars, la réalisation industrielle étasunienne a encore augmenté de 1,1% le mois dernier, selon la Réserve fédérale, une nouvelle croissance nettement plus forte que celle que les économistes espéraient en moyenne.

La statistique devrait leur permettre pour l’affiner leurs prévisions sur la croissance étasunienne au seconde trimestre.

‘Malgré la poussée pour l’inflation qui a fortement pesé sur le moral des consommateurs, on n’examine pas encore de franche modération du volume des dépenses’, font valoir les économistes pour l’Oddo BHF.

Les investisseurs ont surveillé aussi l’estimation rapide du PIB de la zone euro au titre du premier trimestre, qui est publiée en fin de matinée.

La hausse du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays partageant l’euro est ressortie à 0,3% sur la période janvier-mars par rapport aux trois mois anciens, dévoile la dernière estimation pour l’Eurostat, après +0,3% au 4ème trimestre.

Sur un an, c’est-à-dire en comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, la croissance ressort à 5,1%, contre +4,7% au dernier trimestre 2021.

Coté banques centrales, les interventions du boss de la Fed Jerome Powell et de la présidente de la BCE Christine Lagarde à l’occasion de deux conférences économiques seront aussi suivies de près.

Tous ces événements devraient alimenter encore un petit peu plus le polémique sur la remontée des taux, qui constitue dorénavant le facteur dominant sur les marchés.

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans est revenu en-dessous du seuil de 2,90% hier ce qui redonne un peu pour l’oxygène aux marchés après les plus hauts atteints la semaine terminée.

Dans l’actualité des sociétés françaises, Engie indique revoir à la hausse ses objectifs annuels pour prévoir dorénavant que son résultat net récurrent part du groupe pour l’année 2022 se situera dans une fourchette de 3,8 à 4,4 milliards pour l’euros.

Pour le premier trimestre, le groupe énergétique publie un EBIT en croissance de 74% à 3,5 milliards pour l’euros et un EBITDA en hausse de 49% à 4,6 milliards, pour un chiffre pour l’affaires en progression de 85% à 25,6 milliards, ‘dans des conditions de marché exceptionnelles’.

Thales annonce la signature pour l’un accord définitif avec Sonae Investment Management pour l’achat de deux sociétés européennes de pointe en cybersécurité, S21sec et Excellium, acquisition pour une valeur pour l’société de 120 centaines de milliers pour l’euros.

Atos annonce la signature pour l’un accord de trois ans avec Sparkle afin de répondre à la demande croissante des clients en Europe et dans pour l’autres pays adjacents en terme de services et solutions cloud.

Pour finir, UBS réaffirme sa recommandation ‘achat’ sur Crédit Agricole malgré un objectif de cours ramené de 13,4 à 12,4 euros, une nouvelle cible laissant toutefois un potentiel de progression de 21% pour le titre de la banque française.

Le broker met en avant une ‘augmentation des provisions liées à la Russie qui entraîne une réduction des bénéfices de 2022’, et pense que ‘la baisse du CET1 au premier trimestre à 11% laisse Crédit Agricole dans une situation un peu moins agréable’.

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