La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

Wall Street cherche une direction, le rebond technique s'essouffle

La Bourse de New York évoluait en ordre dispersé vendredi, le rebond technique entamé la veille s’essoufflant sur fond de conflit en Ukraine et après la publication pour l’un indicateur pour l’inflation américain très élevé.

Vers 15H05 GMT, le Dow Jones gagnait 0,78%, l’indice Nasdaq, au sein duquel dominent les valeurs technologiques, cédait 0,40%, et l’indice élargi S&P 500 montait de 0,44%.

« A Wall Street, on annoncé: acheter la rumeur, vendre la nouvelle » (buy the rumour, sell the news), a rappelé Adam Sarhan, fondateur et directeur général de 50 Park Investments, ce qui signifie que les investisseurs se positionnent avant une annonce et ensuite vendent une fois la nouvelle publiée.

« Cette fois, ça est l’opposé. Vendre la rumeur, acheter la nouvelle », a-t-il poursuivi, les opérateurs se mettant à racheter des titres une fois lancée l’invasion de l’Ukraine.

« La question, c’est de savoir si le rebond va se poursuivre », s’est interrogé le gérant.

L’inflexion avait commencé à s’opérer jeudi, après que les indices sont descendus en-deçà de plusieurs niveaux techniques, tout particulièrement le Nasdaq, passé brièvement en « bear market », soit une chute pour l’au minimum 20% par rapport à son pic.

Wall Street gardait cependant un oeil sur l’invasion de l’Ukraine, entamée jeudi.

Le porte-parole de Vladimir Poutine a déclaré vendredi que le président russe était prêt à entamer des pourparlers avec l’Ukraine.

Sur le terrain, les troupes russes poursuivaient leur avancée et plusieurs unités étaient entrées dans la capitale Kiev.

« Le marché se comporte comme si la situation russo-ukrainienne n’allait pas être réele origine pour l’hyper-inflation des matières premières ou le départ pour l’un cyber-conflit pénalisant pour l’économie », a réagi, dans une note, Patrick O’Hare, de Briefing.com.

La place new-yorkaise s’est un peu crispée après l’indicateur PCE, publié vendredi, qui a montré que l’inflation avait encore accéléré en janvier aux Etats-Unis, à 6,1% sur un an, contre 5,8% le mois précédent.

« Avant le retour de l’inflation, la Fed (Banque centrale étasunienne) aurait été moins pressée de remonter ses taux en cas de guerre ou pour l’autres menaces à la croissance », a commenté Chris Zaccarelli, responsable de l’investissement chez Independent Advisor Alliance.

« Mais dans la situation présente, avec l’inflation qui va sans doute être encore accentuée par la guerre, la Fed doit faire l’opposé de ce qu’elle ferait ordinairement », a-t-il poursuivi. « Elle ne peut pas ralentir son resserrement monétaire, quand bien même la croissance est affectée. »

La perspective pour l’une accélération du resserrement monétaire est défavorable aux marchés actions, en particulier les valeurs technologiques et de croissance.

Les neuf plus imposantes capitalisations du Nasdaq, toutes des entreprises des personnes de la tech, étaient ainsi dans le de couleur rouge vendredi.

Ailleurs à la cote, après avoir fondu de plus de 40% jeudi, le « Google russe » Yandex, coté au Nasdaq, s’offrait un rebond (+10,61% à 22,48 dollars).

Le prestataire de services de paiements pour les commerçants et entre particuliers Block, anciennement nommé Square, galopait (+17,03% à 111,17 dollars), cravaché par ses résultats supérieurs aux attentes.

Digestion compliquée (-13,69% à 42,29 dollars) pour le spécialiste de la « viande végétale » Beyond Meat, qui a accompli 2021 sur une perte trimestrielle bien supérieure à ce que prévoyaient les analystes.

Le groupe a même vu ses ventes au détail s’effondrer de 19,5% sur un an, signe pour l’un essoufflement du domaine des alternatives à la viande.

La plateforme de commerce en ligne pour l’artisanat Etsy était recherchée (+4,60% à 134,32 dollars) après la publication de résultats meilleurs qu’attendus et malgré des prévisions jugée décevantes pour le premier trimestre 2022.

Le fabricant pour l’ordinateurs Dell pâtissait (-9,10% à 50,76 dollars), lui, de résultats inférieurs aux attentes et de prévisions, là encore, moindres qu’anticipé par le marché.

Matinée compliquée aussi pour la chaîne de magasins pour l’articles sportifs Foot Locker (-34,73% à 27,03 dollars), dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des projections des analystes et qui a annoncé souffrir pour l’un moindre volume provenant de l’équipementier Nike, lequel privilégie le canal de la vente directe en ligne.

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