Wall Street attendue dans le rouge, l'Europe recule avant la BCE

WALL STREET ATTENDUE DANS LE ROUGE, L'EUROPE RECULE AVANT LA BCEWALL STREET ATTENDUE DANS LE ROUGE, L’EUROPE RECULE AVANT LA BCE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Wall Street est demandée en recul à l’ouverture et les Bourses européennes baissent jeudi à mi-séance dans l’attente des petites annonces de la Banque centrale européenne (BCE) à l’issue de sa 1ère réunion de travail de politique monétaire à compter de le début de la guerre en Ukraine.A Wall Street, les contrats à terme signalent une ouverture en baisse de 0,91% pour le Dow Jones, de 0,94% pour le S&P-500 et de 1,37% pour le Nasdaq mais la tendance peut se transformer avec la publication à 13h30 GMT des chiffres de l’inflation nord-américaine en février.

Le consensus Reuters table sur une nouvelle accélération des prix à la consommation, à 7,9% sur un an.À Paris, le CAC 40 cède 2,61% à 6.221,29 vers 12h00 GMT. À Francfort, le Dax lâche 2,96% et à Londres, le FTSE perd 1,22%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 baisse de 1,44%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 2,93% et le Stoxx 600 de 1,59%.

L’important rebond qui a permis au Stoxx 600 de gagner mercredi 4,7% et au CAC 40 plus de 7% n’aura tenu que la taille pour l’une séance.

Les ministres des Affaires étrangères russe et ukrainien se sont entretenus en Turquie, les discussions au un peu avant niveau entre les deux pays à compter de le début de l’invasion russe le 24 février, mais l’un et l’autre ont dressé un constat pour l’échec à l’issue de leur premier entretien.

Les dirigeants des Vingt-Sept vont se retrouver dans la journée pour un sommet de deux jours à Versailles pour discuter tout particulièrement pour l’une augmentation des dépenses militaires face au conflit.

La BCE, qui doit annoncer à 12h30 GMT ses décisions de politique monétaire, est confrontée à une multitude de préoccupations, allant du risque inflationniste avec l’envolée des cours des matières premières aux retombées du conflit ukrainien sur l’économie de la zone euro.

« Nous pensons que la BCE cherchera à gagner du temps en procédant à la réduction progressive des achats pour l’obligations prévue en avril (…) tout en étant plus flexible sur ses prévisions afin de disposer pour l’une plus grande marge de manipulation pour agir quand le brouillard immédiat [sur l’Ukraine] se sera levé », a déclaré Anatoli Annenkov, économiste chez Société Générale.

VALEURS EN EUROPE

A part la santé, tous les compartiments européens reculent à démarrer par ceux de l’automobile (-5,07%), des banques (-3,34%) et de la distribution (-3,21%)

A Paris, Alstom chute de 6,43%, devant Renault (-6,21%) et Stellantis (-5,70%).

Vivendi gagne 0,80%, en tête du CAC 40, après avoir plus que doublé son bénéfice pour l’exploitation ajusté annuel.

Maisons du Univers (+2,48%) et Eurazeo (+4,97%) sont aussi bien orientés après leurs résultats.

Carlsberg chute de 5,99% à Copenhague après avoir suspendu ses prévisions, invoquant des incertitudes sur ses activités en Russie, un marché important pour le brasseur danois.

CHANGES/TAUX

Sur le marché des changes, l’euro recule de 0,34% à 1,1037 dollar après avoir bondi de 1,6% mercredi, sa meilleure performance en une journée à compter de juin 2016.

Le dollar prend 0,18% face à un panier de devises internationales.

Du arôme de l’obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans cède un petit peu plus pour l’un point de base à 1,934%.

Son équivalent allemand est plutôt stable, à 0,181%, avant la réunion de travail de la BCE.

PÉTROLE

Les prix du pétrole sont en hausse après avoir nettement reculé la veille tandis que le marché s’interroge sur une possible augmentation de l’offre par les grands pays producteurs pour combler le manque de production de la Russie en raison des sanctions.

Le Brent est en hausse de 4,91% à 116,6 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 4,26%, à 113,33 dollars.

« Plusieurs pays, comme les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, disposent encore pour l’une production de réserve qui peut être déployée sur les marchés afin pour l’atténuer les pressions sur l’offre. Toutefois, les messages contradictoires de ces pays laissent le marché dans l’incertitude quant à leur position réelle sur la question, ce qui crée des conditions susceptibles pour l’entraîner une plus grande volatilité des prix », a déclaré Ricardo Evangelista, analyste Senior chez ActivTrades.

(Laetitia Volga, édité par Sophie Louet)

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